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| Langue Parlée Complétée |
Langue Parlée Complétéecatégorie:oto-rhino-laryngologie catégorie:handicapcatégorie:Linguistique
Le Langage Parlé Complété est une méthode de codage de la parole, visant à faciliter la lecture sur les lèvres pour la personne sourde.
Histoire
Le LPC vient du Cued Speech, inventé en 1967 par le Docteur R. Orin Cornett, un physicien américain qui avait constaté que les sourds gestuels avaient des problèmes d'illettrisme. Le Cued Speech a été importé en France vers 1977 et est devenu le Langage Parlée Complétée, en s'adaptant aux phonèmes de la langue française. Il est actuellement utilisé dans plus de 40 pays.
Description
Le Langage Parlé Complété se base sur la phonétique et permet de donner un repère visuel à chaque syllabe. À la différence de la Langue des Signes, le LPC est un outil, de surcroît basé sur l'oral, et il n'a pour but que de compléter la lecture labiale. Si on ne code pas de façon synchronisée avec la parole, l'interlocuteur ne pourra pas comprendre le message de façon optimale et ne se basera que sur la lecture labiale.
A chaque position de la main sont attribuées plusieurs voyelles se lisant différemment sur les lèvres ; à chaque forme de la main, plusieurs consonnes. La combinaison de la position et de la forme de la main constitue l'image visuelle de la syllabe prononcée et permet à l'interlocuteur de différencier, par exemple, le ma du da ou du mi.
De cette manière, l'interlocuteur peut recevoir tous les sons prononcés, que ce soient des onomatopées, de l'argot ou des expressions techniques.
Le LPC permet à l'enfant sourd d'avoir la langue française pour langue maternelle de façon optimale. Cependant, il faut lui coder (action d'utiliser le LPC) de façon régulière et en parlant normalement. Si le LPC est utilisé de façon sporadique ou en ne codant que les mots les plus importants de la phrase, l'enfant est mis dans la même situation que les enfants élevés avec l'oralisme seul et ne retire aucun ou peu de bénéfices du LPC.
Il n'y a pas d'âge pour coder à l'enfant sourd ; le plus tôt est toujours le mieux. Ainsi, il reçoit presque le même bain de langage que les enfants dits entendants, a plus de facilités avec la lecture labiale et perçoit les subtilités de la langue.
Le LPC est fréquemment utilisée chez l'orthophoniste pour permettre à l'enfant de visualiser les sons qu'il prononce en plaçant la bouche de telle ou telle façon, etc. Mais le LPC doit également être utilisé par l'entourage immédiat.
Souvent les personnes ayant bénéficié du LPC enfant peuvent s'en passer une fois que la lecture labiale est bien maîtrisée et qu'ils ont un vocabulaire solide. En effet, la lecture labiale est très incomplète : on estime que seulement 30% du message oral est perçu par ce médium. L'interlocuteur sourd ne peut reconnaître le mot qui est prononcé s'il ne le connaît pas, d'où l'importance d'un vocabulaire riche et bien maîtrisé, et il ne peut le reconnaître à plus forte raison qu'il n'en a perçu qu'une partie. Avec la LPC, on passe à 95% du message perçu, ce qui permet à la personne sourde d'identifier la structure grammaticale et les mots prononcés de façon optimale pour enrichir son vocabulaire. Ceci fait, elle pourra être mise en situation sans le LPC et faire appel à ses connaissances pour reconstituer mentalement la phrase prononcée.
Liens
- [http://alpc.asso.fr ALPC] (Association pour la promotion et le développement du LPC)
- Surdité
Catégorie:Oto-rhino-laryngologiePour de plus amples informations, voir l'article Oto-rhino-laryngologie
catégorie:spécialité médicale
catégorie:chirurgie
ko:분류:이비인후과
Catégorie:HandicapCatégorie:Société
Catégorie:Santé
Catégorie:Orthopédie
ja:Category:障害者
Catégorie:Linguistiquecatégorie:Sciences humaines
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ja:Category:言語学
simple:Category:Linguistics
th:Category:ภาษาศาสตร์
zh-min-nan:Category:Gí-giân-ha̍k
PhonèmeCatégorie:Linguistique Catégorie:Phonétique
En phonologie, domaine de la linguistique, un phonème est la plus petite unité discrète ou distinctive (c'est-à-dire permettant de distinguer des mots les uns des autres) que l'on puisse isoler par segmentation dans la chaîne parlée. Un phonème est en réalité une entité abstraite, qui peut correspondre à plusieurs sons. Il est en effet susceptible d'être prononcé de façon différente selon les locuteurs ou selon sa position et son environnement au sein du mot (voir allophone). On transcrit traditionnellement les phonèmes par des lettres placées entre des barres obliques: /a/, /t/, /r/, etc., selon la règle un phonème = un symbole.
L'identification des phonèmes d'une langue se fait en construisant des paires minimales, c'est-à-dire des paires de mots de sens différents et qui ne diffèrent dans leur forme sonore que par un seul son (ce son peut alors être considéré comme un phonème).
Exemples :
- bien et mien : même raisonnement : /b/ et /m/ ;
- zona et sauna sont deux mots différents de la langue française, et il n'y a qu'un seul son différent (le premier). Donc, on peut conclure que le /s/ et le /z/ sont des phonèmes pour la langue française;
- roi avec un /r/ roulé ([r]) et roi avec un /r/ non roulé ([ʁ]) : les deux mots, en français, sont identifiés au même signifié. Il n'y a donc pas d'opposition entre le /r/ roulé et le /r/ non roulé, qui sont alors des allophones et non des phonèmes.
- Soulignons que cette notion de phonème est relative à une langue, en reprenant les deux derniers exemples. En espagnol il n'existe pas de paire minimale qui distingue /s/ de /z/, qui sont donc des allophones en espagnol standard. A contrario la paire pero et perro forme une paire minimale, qui prouve que /r/ et /rr/ sont des phonèmes distincts en espagnol standard.
La notion de phonème est décrite en détail dans l'article Phonologie.
Outre les phonèmes, il existe d'autres unités discrètes, comme les unités suprasegmentales.
Articles connexes
- Phonologie ;
- allophone ;
- distribution des phonèmes ;
- phonétique ;
- linguistique;
- archiphonème
ja:音素
ko:낱소리
zh-min-nan:Im-sò·
ArgotUn argot est un registre de langue ou un parler particulier à un groupe social, c'est-à-dire un sociolecte, qui vise à exclure tout tiers de la communication. L'argot a initialement pour fonction de crypter le message, avec pour visée qu'un non-initié ne le comprenne pas. Il a également une fonction identitaire en ce qu'il permet la reconnaissance mutuelle des membres du groupe et la démonstration de leur séparation de la société par un langage différent. Il faut distinguer l'argot du jargon, qui est propre à un groupe professionnel et est censé en théorie ne pas avoir cette visée cryptique.
Fonctions et origines de l'argot
- L'utilisation de l'argot est également une façon de contourner les tabous instaurés par la société. Le langage courant témoigne d'une certaine retenue à évoquer certaines réalités explicitement. L'argot, mais aussi le langage familier, permet alors de désigner ces réalités par un langage détourné, dénué des connotations immédiates liées aux mots du registre habituel. Cela explique que le lexique argotique soit particulièrement riche dans certains domaines comme la sexualité, mais aussi la violence, les crimes et la drogue. Cette fonction de contournement des tabous est utilisée par l'argot commun dans le premier cas, par la pègre dans le second.
- Il n'existe pas un argot, mais des argots (ou des parlures argotiques, pour reprendre l'expression de Denise François-Geiger et Jean-Pierre Goudailler). Différents groupes sociaux ont développé, à des époques différentes, leur propre parler. L'importance des fonctions cryptiques et identitaires varie entre les argots. On remarque que la tendance actuelle privilégie l'identitaire sur le cryptique : le français contemporain des cités en particulier a moins besoin de masquer son message que de marquer l'appartenance à son groupe et, par opposition, son rejet de la société productive.
- Il faut remarquer également que, pour que les tiers soient maintenus dans l'incompréhension de la communication, l'argot doit constamment renouveler ses procédés d'expression, spécifiquement son lexique. L'existence de dictionnaires d'argot annule bien sûr toute l'efficacité des mots définis. De nombreux termes originaires de l'argot sont d'ailleurs passés dans le registre familier, voire dans le langage courant (par exemple, cambrioler et ses dérivés sont issus de l'argot cambriole « chambre »). Ainsi, certains mots ou expressions possèdent une foule de traductions argotiques, la palme revenant à des termes comme « argent », « femme » ou « faire l'amour » qui possèdent plus d'un millier d'équivalents en argot.
- À l'origine, l'argot désignait le parler des voyous et des militaires. Des argots se sont également développés dans d'autres groupes sociaux, et chaque profession, chaque quartier possède son propre « argot ».
- En France le concept apparait au XIIIe siècle et est identifié en provençal sous le nom de « jargon ». François Villon utilise au XVe siècle le terme de « jobelin », puis au siècle suivant apparaissent « baragouin », « narquois » ou « blesquin », notamment. Ce n'est qu'en 1628 que l'argot trouve son nom avec l'ouvrage publié par Olivier Chéreau, Le jargon ou Langage de l'argot déformé.
- C'est surtout la littérature qui diffuse « la langue verte », des Mémoires de l'ex-bagnard Vidocq au Mystères de Paris d'Eugène Sue en passant par Victor Hugo, « L'argot, c'est le verbe devenu forçat ! », et Les Mohicans de Paris de Balzac, et plus encore sous la Troisième République avec Émile Zola, Francis Carco, Édouard Bourdet et Jacques Perret pour ne citer qu'eux. Notons qu'à travers ces ouvrages c'est plutôt l'argot « parisien » qui est mis en lumière.
- L'argot « parisien » reste très vivace à Paris jusqu'aux années 1950. L'évolution sociologique de la population parisienne explique en grande partie cette « mort » de l'argot parisien qui ne se pratique plus vraiment dans la rue mais qui fit longtemps la joie des lecteurs de romans comme San Antonio, des spectateurs de films dialogués par Michel Audiard ou des auditeurs de chansons de Pierre Perret, de Renaud ou de sketches de Coluche.
- Le verlan est une évolution de l'argot qui après plusieurs décennies de sommeil prit un nouvel essor dans les années 1970. D'autres formes de langages codés ont depuis lors pris le relais, sans toutefois retrouver la créativité de certaines expressions typiques de l'argot « classique ».
Argot commun
L'argot commun, parfois appelé jargot, est un parler familier dérivé de l'argot mais qui en a perdu les fonctions cryptiques et identitaires. Il n'est plus spécifique à un groupe, et est essentiellement utilisé dans une visée ludique : les locuteurs « jouent » à reproduire un parler largement connoté. Il reprend en général du vocabulaire argotique « dépassé », abandonné par le groupe social qui en est l'origine dès qu'il a été compris par des tiers. Le « français branché » des années 1980 est un exemple typique d'argot commun.
Procédés d'élaboration de l'argot
Pour élaborer un parler qui lui est propre, un groupe social a recours à différents moyens. Le plus important est lexical : on associe d'ailleurs généralement l'argot uniquement à un vocabulaire particulier. Cependant, il peut y avoir également une modification de la syntaxe, même si elle est d'une bien moindre importance.
En fait, l'argot est toujours connu pour son vocabulaire, mais cela ne signifie pas qu'il suit les règles syntaxiques, grammaticales, phonétiques, pragmatiques... de la langue standard. La formation des phrases, la prononciation, l'intonation, la gestuelle... sont très différentes de la norme officielle et participent donc à la distinction du groupe. Néanmoins, les procédés autres que lexicaux utilisés par l'argot ne lui sont en général pas propres : il s'agit généralement de caractères du langage familier ou populaire.
Quant aux procédés d'élaboration lexicale, ils sont de deux types : soit sémantiques (modification et jeu sur les sens des mots), soit formels (création ou modification de mots). Lorsque l'élaboration lexicale est formelle, on assiste souvent à une déconstruction du langage courant : l'argot déforme, mélange, déstructure, découpe... les mots et enfreint les règles. Cette déconstruction laisse transparaître la volonté du groupe social de se démarquer en rejetant la société établie.
Les procédés décrits ici concernent l'argot français actuel, et plus particulièrement le français contemporain des cités.
- Procédé syntaxique
- Changement de classe lexicale des mots : en général, il s'agit de l'utilisation d'un adjectif à la place d'un adverbe. Exemple : il assure grave pour « il est vraiment très bon ».
- Procédés lexicaux
- Sémantiques
- Métaphore : expression imagée qui désigne une chose.
- Métonymie (y compris synecdoque) : désignation d'une chose par un de ses composants.
- Polysémie et synonymie : jeux sur les multiples sens des mots.
- Formels
- Composition lexicale.
- Dérivation ou resuffixation de mots existants au moyen de suffixes populaires (-ard, -asse, -oque, -ax, -ouille...). Exemples : connard et connasse dérivés de con, pourrave dérivé de pourri, matos dérivé de matériel.
- Apocope : troncation d'une ou plusieurs syllabes finales d'un mot. Exemples : pèt pour pétard (joint), tox pour toxicomane.
- Aphérèse : troncation d'une ou plusieurs syllabes initiales d'un mot. L'aphérèse, très rare jusqu'à présent en français, est particulièrement présente en français contemporain des cités. Exemples : blème pour problème, zik pour musique (après un passage par le verlan zikmu).
- Redoublement, éventuellement après troncation, d'une syllabe. Exemple : zonzon pour prison.
- Systèmes de codage. Parmi ceux-là citons :
- Le verlan, procédé très utilisé depuis 1980. Exemples : keuf verlan de flic (via le passage par un stade disyllabique hypothétique keufli), rabza verlan de [les] arabes.
- Javanais, consistant à rajouter le son av (ou tout autre son) entre les consonnes et les voyelles. Par exemple Marcel -> Maverçavel.
- Louchébem, consistant à remplacer la consonne initiale par un L, et la reporter à la fin du mot avec une terminaison (initialement créé par les louchébems de Laripette). Boucher -> loucherbem ; À poil -> à loilpé .
- Siglaison : dénomination d'une réalité par un sigle, et éventuellement création de dérivés à partir de ce sigle. Exemples : LBV pour Libreville, TDC pour tombé du camion (volé).
- Emprunts à d'autres langues. Exemples : maboul de l'arabe mahbûl « fou », bédo (joint) du tzigane, go (fille) du wolof.
Cette liste est inspirée de la classification de Marc Sourdot (opus cité ci-dessous).
Exemples de termes d'argot parisien
- Argent : artiche, as, aspine, aubert, avoine, balles, beurre, biffons, blanquette, blé, boules, braise, bulle, caire, carbure, carme, craisbi, douille, fafiots, fifrelins, flouze, fourrage, fraîche, fric, galette, galtouse, ganot, gibe, graisse, grisbi, japonais, love, mornifle, némo, os, oseille, osier, pépètes, pèse, picaillons, pimpions, plâtre, pognon, radis, ronds, soudure, talbins, trêfle, tune...
- Femme : bombe, frangine, gerce, gisquette, gonzesse, greluche, greluse, grognace, nana, nière, polka, poupée, sœur, souris, star...
- Manger : becqueter, bouffer, boulotter, briffer, casser la croûte, casser la graine, claper, croûter, galimafrer, grailler, jaffer, mastéguer, tortorer...
- Policier : archer, bignolon, bourdille, condé, flic (->keuf), matuche, pandore, perdreau (->drauper), poulet (->poulagas, poulardin, pouleman), royco...
- Siège de la PJ : grande volière, maison parapluie, maison poulaga, maison pullmann...
Voir aussi
Articles connexes
- Jargon
- Argot français
- Argot québécois
- Argot scolaire
- Argot Internet
- Verlan
- Javanais
- Louchébem
- Langue djeunz
Bibliographie
- Raspail Vocabulaire argot/français, Paris 1835
- Eugène-François Vidocq Les voleurs : physiologie de leurs moeurs et de leur langage, ouvrage qui dévoile les ruses de tous les fripons et destiné à devenir le vade-mecum de tous les honnêtes gens (1837) [http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-51001]
- Aristide Bruant, L'argot au XXe siècle. Dictionnaire français-argot, 1901.
- Émile Chautard, La vie étrange de l'argot, Denoël, 1931.
- Albert Simonin, Littré de l'argot - dictionnaire d'usage (1957) ; réédité en 1968 sous le titre le Petit Simonin illustré par l'exemple.
- Luc Étienne et Alphonse Boudard, La méthode à Mimile : l'argot sans peine, Jeune Parque, Paris, 1970.
- Pierre Perret :
- Le petit Perret illustré par l'exemple (dictionnaire de l’argot) (1985)
- Alain Bouchaux, Madeleine Juteau, Didier Roussin, L'argot des musiciens (1992), illustrations de Crumb, ISBN 2-02-056474.2
- Le parler des métiers (2003)
- Marc Sourdot, « L'argotologie : entre forme et fonction », dans La linguistique. Revue de la Société internationale de linguistique fonctionnelle, t. XXXVIII, fasc. 1, 2002, p. 25-39.
Lien externe
- [http://www.synec-doc.be/librairie/typo/ L'argot des typographes] (1883)
- [http://www.languefrancaise.net/glossaire/ Dictionnaire en ligne de +20000 termes argotiques]
- [http://www.languefrancaise.net/dossiers/cat.php?idcat=68&page=0&limit=20 Une vingtaine de dossiers documentaires et historiques sur l'argot]
- [http://taupesecrets.free.fr/vie/argo.html L'argot des classes préparatoires aux grandes écoles]
-
- [http://www.alyon.asso.fr/litterature/argot_voleurs/ L'argot des voleurs]
catégorie:Linguistique -
Oralisme
- Méthode pour enseigner la langue française orale à des sourds. Elle est souvent associée à la LPC (langue française parlée complétée).
- L’oralisme est un courant qui prend le pas sur l’enseignement de la LSF (Langue des signes française) au XIX siècle.
- Après le congrès de Milan en 1880, et ceci durant 100 ans, ce fut la seule méthode employée dans les écoles afin de mieux intégrer les sourds au monde des entendants français.
- Pourtant, cette méthode s’avère poser quelques problèmes. En effet, certains sourds ne pourront jamais oraliser de façon suffisament compréhensible pour pouvoir communiquer efficacement avec des entendants alors que d’autres peuvent oraliser de façon tout à fait compréhensible. La réussite de l’oralisation dépend de plusieurs facteurs : du profil de la surdité, du milieu familial, de la méthode d’éducation choisie, de la rééducation, des appareillages...
- Une querelle existe entre les oralistes et les signants qui utilisent la LSF.
Liens internes
- surdité
- LSF
- culture sourde
Liens externes
- [http://www.afideo.org L'AFIDEO] (Association Française pour l'Information et la Défense des Sourds s'Exprimant Oralement)
Surdité ja:ろう者
Une personne est sourde quand elle n'est pas capable d'entendre. On parle aussi souvent de personnes malentendantes pour qualifier une surdité partielle.
Définition
La classification des surdités
; Surdité de transmission
La surdité est qualifiée de transmission quand l'oreille externe ou l'oreille moyenne est touchée, et que l'oreille interne est intacte. Parmi les principaux problèmes qui entraînent fréquemment des surdités de transmission, notons :
- le manque de mobilité du tympan (les causes sont multiples : otite séreuse ou séro-muqueuse, calcification, perforation, cholestéatome ...)
- un problème sur la chaîne ossiculaire (ankylose de l'étrier ou otospongiose, luxation d'un osselet, lyse ...)
; Surdité de perception
Cette surdité atteint la cochlée ou les voies nerveuses post-cochléaires. L'oreille moyenne et externe est valide. La surdité de perception se rencontre dans les cas :
- de presbyacousie
- de prise de médicaments ototoxiques (certains antibiotiques, aspirine à forte dose , quinine ...)
- de traumatismes sonores aigus (type explosion) ou chronique (exposition professionelle au bruit sur de longues durées sans protection)
- de tumeur des voies nerveuses ( neurinome le plus souvent)...
; Surdité mixte
La surdité est appelée mixte si elle relève d'un problème de transmission et de perception.
; Surdité centrale
La surdité centrale se manifeste si les aires auditives du cerveau sont lésées.
Diagnostic
La perception auditive est mesurée en décibels.
Étiologie de la surdité
congénitale
La surdité d'origine génétique atteint environ 1 sur 2000 à 1 enfant sur 1000. Beaucoup de ces surdités n'apparaitront qu'au bout de plusieurs années voire plusieurs dizaines d'années.
Les infections virales ou parasitaires au cours de la grossesse comme la toxoplasmose, la rubéole et la maladie des inclusions cytomégaliques. Cette dernière maladie est l'infection la plus fréquente chez la femme enceinte en Europe. Elle atteindrait jusqu'à 2 pour cent des femmes enceintes. La moitié des fœtus de ces femmes seront atteints par le virus et 10 % des fœtus développeront au bout de quelques années une surdité.
postnatale
Les maladies comme la méningite peuvent causer la surdité.
La surdité peut être causée par accident : blessure importante à l'oreille ou dégâts dus au souffle d'une explosion. Elle peut également être causée par une exposition à des sons trop intenses sans protections adéquates.
Certaines personnes ne sont pas nées sourdes mais le deviennent petit à petit en vieillissant ; c'est ce qu'on appelle la presbyacousie.
Communication
Normalement, un sourd a sa propre langue, toutefois afin de communiquer avec des personnes ne connaissant pas cette langue spécifique, il est nécessaire d'opter pour d'autres possibilités. Ces possibilités ne sont pas exclusives. Un sourd peut s’exprimer par la langue des signes et/ou l’oral, savoir lire sur les lèvres et être équipé d’un appareil auditif en même temps.
Langue / Méthode de communication
Les langues des signes sont des langues visuelles et gestuelles, et non sonores comme les autres langues. Ce ne sont pas des pantomimes ; elles emploient des signes et ont une grammaire élaborée qui leur est propre. Il est nécessaire que l’interlocuteur comprenne aussi la langue des signes pour que le Sourd puisse communiquer avec lui. Certaines familles improvisent aussi des signes, mais ils ne font pas partie de la langue des signes. Contrairement à une idée très répandue, celle-ci n’est pas universelle : chaque pays possède sa propre langue des signes et certaines régions possèdent même leur patois. Toutefois, certains signes sont communs à plusieurs pays, et cela peut permettre à des Sourds, pourtant originaires de pays très différents, de communiquer rapidement entre eux grâce des signes très iconisés. La langue des signes existe en France depuis plus de deux siècles. Il existe des interprètes en langue des signes. Elle est considérée comme langue naturelle des Sourds.
Le français signé utilise les signes de la langue des signes française (qui a sa propre syntaxe) tout en conservant la syntaxe de la langue française. Ce sont surtout les sourds oralisés qui ont le français comme langue maternelle qui l’utilisent sans se référer à la culture sourde.
La lecture labiale permet au sourd de comprendre un interlocuteur oralisant, mais ne lui permet pas de percevoir l’intégralité du message. On estime que 30 % seulement du message est « lu » sur les lèvres, le reste étant interprété par la personne sourde suivant le contexte, ce qui donne souvent lieu à des malentendus. Par exemple, certains sons se ressemblent énormément sur les lèvres comme baba, papa et mama. Des phonèmes sont invisibles sur les lèvres comme le /r/ et le /k/ et sont donc difficiles à percevoir. Il existe même des blagues sourdes tirant parti de ces confusions comme meilleurs veaux pour « meilleurs vœux »…
Code complétant la lecture labiale : Le Langage parlé complété (LPC) issue du Cued Speech américain, soit littéralement « parole codée ») essaie de remplir les trous de compréhension dans la lecture labiale en explicitant les sons cachés avec des gestes de la main autour du visage. Ainsi, de 30 % de compréhension seulement en lecture labiale seule, on passe à 95 % avec le LPC. Elle existe en France depuis près d’une trentaine d’années et permet aux parents entendants de communiquer plus facilement avec leurs enfants sourds et à ceux-ci d’acquérir plus facilement la langue française que par l’oral seul.
Technologie
L’appareillage (audioprothèse) permet aux malentendants de mieux entendre et aux sourds profonds d’avoir des repères sonores. Il est plus utilisé par les personnes qui deviennent sourdes en vieillissant. Beaucoup de parents entendants d’enfants sourds choisissent aussi cette option. Tous les sourds ne portent pas d’appareils, soit parce qu’ils ont une surdité trop profonde pour s’en servir efficacement, soit par choix personnel.
L’implant cochléaire est un appareil électronique composé d’un implant interne (une plaque métallique placée derrière l’oreille et des électrodes insérées dans la cochlée lors d’une opération chirurgicale) et d’un implant externe (un aimant qui est collé derrière l’oreille et un boîtier externe ou un contour d’oreille qui captent le son et le transmettent à l’implant interne). Il est utilisé pour les sourds profonds et les devenus-sourds adultes sous certaines conditions (ancienneté de la surdité, état de la cochlée, appareils classiques non efficaces, etc.). L’implant cochléaire permet ainsi aux sourds profonds de retrouver une perception auditive, mais il ne remplace pas l’ouïe et nécessite une rééducation auditive.
Éducation/Enseignement
Dans l’ensemble, on distingue deux grandes méthodes dans l’éducation des sourds :
Le bilinguisme qui consiste en un apprentissage de la LSF (la langue des signes) et du français écrit, afin de permettre à l’enfant sourd d’accéder à la culture de son pays tout en faisant de la langue des signes sa langue maternelle.
L'oralisme qui consiste à donner à l’enfant sourd la langue et la culture de ses parents entendants et de son pays, et donc à lui permettre de s’exprimer à l’oral, avec ou sans l’aide du langage parlé complété. Elle permet à l’enfant sourd de mieux s’intégrer dans la société.
Toutefois, il est important de préciser que ces deux méthodes d’éducation ne sont pas forcément contradictoires, même si elles sont l’objet de conflits et de discussions interminables entre les partisans de chaque méthode pour savoir laquelle est la meilleure.
Normalement, les parents confrontés à ce choix peuvent choisir d’opter pour l’une ou l’autre des éducations dispensées aux enfants sourds bien que les moyens ne soient pas également répartis sur l’ensemble du territoire : on voit des familles déménager ou bien des transports assez conséquents pour les enfants sourds. Le choix se fait donc entre l’enseignement de la langue des signes et l’oral avec appareillage, ou la Langue française Parlée complétée et l’oral avec appareillage, il est possible d’utiliser les trois, et retenir ensuite la formule qui réussit le mieux à l’enfant sourd.
Histoire de la surdité
; Moyen Âge
C'est une période pendant laquelle les sourds et leurs signes semblent bien acceptés.
Aude de Saint-Loup a retrouvé la trace de cent vingt sourds de l'époque médiévale. Seuls quatre étaient mendiants, tous les autres travaillent : ils sont ouvrier, drapier, boucher, laboureur, servante, portier et même religieux. Au Moyen Âge les sourds ont vraisemblablement été mieux intégrés au monde entendant que ce ne fut le cas au . Le contexte culturel était favorable à l'expression gestuelle au point que parfois on parle du Moyen Âge comme civilisation de geste, même si elle reste dominée par le primat de la parole. De plus il faut savoir que le monastère de l'ordre cistercien, fondé en 1098, oblige ses moines à la règle du silence. Ils communiquent donc entre eux par signes. Leur langue des signes monastique n'a pas de signes en commun avec la LSF.
Des communautés religieuses accueillent des enfants sourds. Les sourds sont autorisés à utiliser leurs signes pour le baptême, pour se marier et pour prononcer les vœux monastiques. Après qu'au Saint Jérôme eut reconnu que « par les signes et par la conversation quotidienne, par les gestes éloquents de tout le corps, les sourds peuvent comprendre l'Évangile », au Thomas d'Aquin dans la Somme théologique, les invite à se confesser par signes.
;Au
Dans son Traité de la peinture, Léonard de Vinci écrit que ceux là seraient bien enseignés qui imiteraient les mouvements des muets qui parlent avec des mains et des yeux et des sourcils et de toute personne, dans leur volonté d'exprimer le concept de leur âme. Montaigne dit que « nos muets discutent, argumentent, et content des histoire par signes ».
;Au
René Descartes écrit dans une de ses lettres : « je dis parole ou autres signes car les muets se servent de signes en même façon que nous de la voix ». La langue gestuelle utilisée alors par les sourds apparaît donc comme ayant les mêmes qualités que les langues vocales.
;Au
Condillac voit dans les langues gestuelles les langues premières de l'humanité. Le premier chapitre de sa Grammaire est tout entier consacré au langage d'action, terme qui sera réutilisé pendant tout le pour désigner la langue des signes.
Dans sa Lettre sur les sourds et muets, Denis Diderot dit que pour obtenir « les véritables notions de la formation du langage », il faut aller voir « celui que la nature a privé des facultés d'entendre et de parler ».
Jean-Jacques Rousseau fait une analyse d'une étonnante modernité de la langue des signes dans son Essai sur l'origine des langues.
;Au
C'est dans ce climat intellectuel que s'inscrit l'entreprise de Abbé de l'Épée. Longtemps isolés et considérés comme idiots par les entendants, l'Abbé de l'Épée — un entendant — les soutiens afin que leur soit reconnu l'accès aux Droits de l'homme en 1791.
Voir à ce propos la partie qui lui est consacrée dans l'article LSF.
Liens externes
- La surdité en Belgique sur Wikinations.be
catégorie:oto-rhino-laryngologie
catégorie:handicap
Catégorie:Trouble de l'audition Plutarc
Plutarc pot referir-se a:
- Plutarc de Queronea (aprox. n. 46 - m. 125). Polític, filòsof, biògraf, historiador i assagista grec.
- Plutarc d'Atenes (n. 350 - m. 432). Filosofe grec fundador de l'escola neoplatònica de Atenes.
- Plutarc d'Alexandria (m. 202). Màrtir i sant cristià. El santoral celebra la seva festivitat el 28 de juny.
ja:プルタルコス
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